Born in the 90’s

On nous appelle communément la génération Y, on a vécu au rythme de Friends, Beverly Hills (l’ancienne génération) et autres séries. Il y a peu, les tendances vestimentaires des années 90 étaient considérées comme douteuses… Et pourtant ! Une fois n’est pas coutume, la mode est un éternel recommencement qui nous amène donc à piquer les fringues old school de maman quand elle avait 30 ans.

Retour sur la tendance 90’s que l’on a déjà adopté, et qu’aux vues des récentes Fashion Week, on conserve !

– Le Mom Jeans

Capture d’écran 2015-02-13 à 19.25.18

Out le boyfriend. Out le taille basse. Out le strech. Bonjour le Mom !

On le choisit : plutôt en denim bleu classique pour ne pas prendre de risque. Large mais pas trop

On le porte : retroussé et ceinturé. Avec des baskets blanches ou des derbies. Avec un top ou un pull simple rentré dedans.

  • La veste en jean

Capture d’écran 2015-02-13 à 19.29.16

Bien qu’elle n’ait jamais été vraiment demodée, on la porte différement. Ce n’est plus le jean qu’on pique à notre boyfriend c’est la veste !

On la choisit : assez large. Plutôt en denim bleu classique ( comme le Mom) et pourquoi pas fourrée.

On la porte : avec une petite robe noire, des collants opaques et des boots.

  • Le bomber

Capture d’écran 2015-02-13 à 19.32.28

A l’origine il était utilisé par l’armée américaine pendant la guerre du Vietnam, il est maintenant un incontournable !

On le choisit : imprimé ( fleuri, motif tapisserie, motifs ton sur ton)

On le porte : Avec un slim foncé ( jean ou cuir) , un tshirt basique et des chaussures à talon

  • Le fluo

Capture d’écran 2015-02-13 à 20.36.28

On ne le porte plus seulement dans les salles de sport, le fluo est partout : du vernis aux cheveux en passant par les accessoires et les vêtements. Attention quand même, on évite le total look !

On le choisit : Pour les plus téméraires, en veste ou pantalon, vert ou jaune de préférence puisque la tendance de l’été c’est l’anis.

On le porte : avec des couleurs sobres

  • Le cropped top

Capture d’écran 2015-02-13 à 20.36.32

C’est le moment de faire des abdos pour sortir le joli petit ventre. Le cropped top c’est le must-have en été comme en hiver puisqu’il se décline du chemisier au pull !

On le choisit : plutôt uni en noir ou en blanc

On le porte : avec une maxi-jupe ou avec un pantalon à pinces assez larges et des escarpins pour avoir une silhouette de rêve

  • Les Doc Marteens ou les Timberland

Capture d’écran 2015-02-13 à 20.36.43

Confort 100% assuré : on vous le rappelle les Doc Marteens on était créées par le Docteur Marteens et avaient à être des chaussures orthopédiques.

On les choisit : noir ou fleuri pour les Doc Marteens, beige pour les Timberland

On les porte : en total look black : jean slim et maxi fourrure noire pour un look un peu grunge

  • Les Air Max

Capture d’écran 2015-02-13 à 20.36.47

Remember nos années collège et la Air Max 90 qui était le must-have de l’époque. Si vous avez la chance de ne pas avoir changé de pointure, recyclez-les ! Sinon…

On les choisit : Hyperfuse, 90, et autres déclinaisons peu importe du moment qu’elles flashent ( le combo fluo-Air Max est gagnant)

On les porte : avec un jean, un slim en cuir ou une robe très féminine ( noire de préférence)

  • Le tee-shirt blanc

Capture d’écran 2015-02-13 à 20.36.51

C’est LE basique imposé par Calvin Klein dans les années 90. Jamais vraiment démodé mais il fait quand même son retour en force ( notamment en cropped top)

On le choisit : blanc (LOL). Un peu loose

On le porte : Avec tout, tout le temps, partout.

Saint-Laurent a perdu Yves

Yves Saint-Laurent changé en YSL puis en Saint-Laurent Paris : si seulement il n’y avait que cette transformation depuis l’arrivée d’Hedi Slimane chez Saint-Laurent en 2012… C’est tout l’univers d’Yves Saint-Laurent qui se trouve bouleversé. L’âme de cette maison de haute couture semble s’être totalement évaporée. L’époque de la femme forte et déterminée qui peut occuper les mêmes postes qu’un homme tout en restant chic et élégante (smoking pour femme) a disparu pour laisser place à une jeune fille presque rebelle et surtout androgyne.

Capture d’écran 2015-02-03 à 09.00.34

L’assimilation de l’image de la femme à celle de l’homme est une volonté propre à Hedi Slimane. Certes Yves Saint-Laurent a apprécié de son temps Hedi Slimane, ce dernier dénature le style d’Yves en rendant extrêmes des suggestions stylistiques d’Yves Saint-Laurent. Est-ce véritablement l’esprit profond souhaité par Yves ? La femme androgyne écarte l’image de la femme sensuelle qu’Yves Saint-Laurent a souvent mise en scène, même si Yves lui-même a fait une mode où le côté masculin prenait vie chez la femme. D’autre part, la monotonie du blanc et noir coupe court à la fantaisie propre du créateur initial qui choisissait des tissus fleuris, voire extravagants, comme dans sa collection mythique des années 1970 (collection hippie). Florale, évanescente, la femme hippie était joyeuse et sensuelle, elle est froide, rock et dure chez Hedi Slimane dans sa recréation de la collection hippie. Hedi Slimane troque l’émotion à la violence.

Capture d’écran 2015-02-03 à 08.56.22

Hedi Slimane intègre le grunge au luxe et remplace l’élégance et l’émotion par la banalité et le désastre. Le style choisi par Slimane est jeune et branché, ce qui contraste avec la beauté des courbes qui mettent en valeur la femme voluptueuse de feu Yves Saint-Laurent. Mais s’il n’y avait qu’un style changé qui respecterait toujours la clientèle originelle d’Yves Saint-Laurent. Il n’en est rien chez Saint-Laurent Paris : les tailles qui allaient du 38 au 46 ne vont plus que jusqu’au 42, qui taille d’ailleurs désormais comme un 40. Il y a donc une véritable volonté de changer de clientèle : non seulement le look de la collection n’a plus rien à voir, mais même les tailles ciblées ont été bouleversées. Le cuir utilisé très fréquemment par Slimane au cœur du style rock et agressif provoque. L’identité d’Yves Saint-Laurent se trouve transformée, oubliée, dépassée. Mais cela laisse place à une telle arrogance de la part d’Hedi Slimane : les jeunes femmes fortunées, qui n’ont pas connu la robe Mondrian, la saharienne, le smoking pour femme ou encore le trench qui ont été les pièces maitresses d’Yves Saint-Laurent et qui ont fait son succès, ignorent le véritable style d’Yves Saint-Laurent et assimilent du Slimane à du Saint-Laurent.

Capture d’écran 2015-02-03 à 09.00.49

Slimane va même jusqu’à appeler sa dernière collection Psych Rock et à choisir des égéries comme Marylin Manson, Courtney Love ou Daft Punk pour les campagnes publicitaires qui ont pour but de mettre en avant l’esprit de la collection de Saint-Laurent Paris. Que penser aussi de Pierre Bergé, ex-compagnon d’Yves Saint-Laurent qui soutient aussi coûte que coûte Hedi Slimane, alors que tous les fidèles d’Yves Saint-Laurent sont désespérés face à la perte d’élégance de cette grande maison de couture française. Ce soutien indéfectible serait-il tout simplement lié à des fins commerciales ?

10836350_10152972454246413_1348612392_n

 

Hedi Slimane veut « exposer » en un style Saint-Laurent la violence destructrice et réelle, mais personnelle, d’Yves. Cette confusion du dedans et du dehors est un contre sens total en regard de la finesse intelligente et sensible d’Yves.

L’essor des collections Pre-Fall

La mode multiplie les collections et nous entraîne de défilés en défilés dans un tourbillon effréné. Outre les opus automne-hiver et printemps-été pour le prêt-à-porter ainsi que la haute couture, on a vu se multiplier depuis quelques années des collections de prêt-à-porter « mi saison », aussi appelées pré-collections. Alors qu’il y a une dizaine d’années, seules quelques grandes maisons, telle que Chanel, proposaient ces collections, aujourd’hui de nombreux créateurs s’y sont mis.

Devant le renouvellement perpétuel des portants des enseignes de fast-fashion, Zara et H&M en tête, les marques de luxe choisissent de plus en plus souvent de proposer à leur clientèle de nouvelles pièces au-delà des deux temps forts traditionnels que sont les fashion week. Souvent plus fonctionnelles, pragmatiques et accessibles que leurs consœurs, les collections Resort (ou Croisière) et Pre-Fall, présentées respectivement avant le printemps-été et l’automne-hiver, permettent aux marques d’enrichir leur offre et de stimuler la consommation.

Dress Code vous propose une petite sélection des collections Pre-Fall 2015 dont les présentations se sont étalées de fin novembre à mi-janvier.

Les poupées Dior

10922206_10205054721184505_420018500_n

C’est à Tokyo que Raf Simons, directeur artistique de la maison Dior, a décidé de faire défiler sa collection Pre-Fall 2015. Les mannequins, à l’allure de mangas, défilent sous les flocons de neige dans une atmosphère futuriste. Les longueurs midi s’acoquinent avec des bottines plateformes et les petits pulls à col roulé recouverts de sequins flirtent avec des matières aussi inattendues que la suédine et le vinyle.

 La modernité de J.W. Anderson

10947594_10205054721304508_1687400876_n

Jonathan William Anderson, créateur irlandais, a fondé sa marque en 2008, à 24 ans. Malgré de nombreuses références retro, le jeune prodige, également directeur artistique de la marque Loewe, nous livre une collection pleine de modernité. On aime le sens des détails, des patchs de fleurs aux boucles de ceinture asymétriques en passant par les jeux de textures et d’asymétrie.

Le retro de Carven

10945360_10205054721064502_902932734_n

Cette collection Pre Fall marquait la fin de la collaboration entre Carven et le créateur lui ayant permis de devenir l’une des marques les plus en vogue du moment, Guillaume Henry. Est-ce pour cela qu’on a senti souffler un vent de nostalgie ? Intitulée « un jour au bureau », cette collection, déclinée dans des tons sepia, fait la part belle aux imprimés retro, entre cassettes audio et vieux poste de télévision, et aux jeux de volume avec ses manteaux oversize et autres jupes asymétriques.

La poésie de Valentino

10942867_10205054721024501_957512659_n

Dans un esprit bohème inspiré de la fin des sixties/début des seventies, Maria Grazia Chiuri et Pierpaolo Piccioli excellent une fois de plus en présentant une collection aérienne empreinte de poésie. Les imprimés floraux sont inspirés par Le Printemps de Botticelli, les robes du soir à l’allure ultra éthérée sont rebrodées de motifs cosmiques et les trenchs sont taillés dans un cuir lie de vin. On aime tout dans cette collection fleuve, composée de pas moins de 97 silhouettes et empreinte d’un certain optimisme.

Vous pouvez retrouver ces photos ainsi que la quasi intégralité des collections Pre Fall sur le site Style.com .

La modernité de J.W. Anderson