Chloé, Attitudes, l’exposition anniversaire au palais de Tokyo:

On l’attendait ! Le palais de Tokyo l’a fait !
Après Yves Saint Laurent au Petit Palais, Marc Jacobs pour Louis Vuitton aux Arts Décoratifs, c’est au tour de Chloé de faire sa première apparition dans un musée.
Depuis l’été dernier, tous les magazines nous parlent d’une exposition entièrement dédiée à la marque de Gaby Aghion, créatrice du prêt à porter de luxe, célébrant les 60 ans de la maison.
En villégiature à Paris, je ne pouvais pas manquer ça !

L’exposition, très courte, est en deux moments (temps): le premier rassemble(présente) les photos emblématiques de l’histoire de la marque (une trentaine, pas plus !), le second donne à voir 70 pièces plus ou moins bien connues.
Si on rappelle que Karl Lagerfeld y a fait ses premiers pas avant de rejoindre Chanel et que Stella McCartney lui a succédé en bousculant les codes, rien n’est dit sur l’origine du nom de Chloé, ni sur les ingrédients de son succès.
Si l’existence de la marque est indéniable, l’essence l’est beaucoup moins.

Néanmoins, gros coup de coeur : le parti pris d’exposer les vêtements, non pas chronologiquement, mais par thème !

S’il est vrai qu’on perd un peu toute notion de l’évolution des techniques, des coupes, de la signature de la marque, ce choix thématique est un chef d’œuvre esthétique et ludique. Ainsi, après une garde robe fun, décalée, et mal connue on passe à une ambiance « beach-volley » avec la fameuse banane de Warhol et des maillots de bain ananas…
A ce moment là, on se demanderait presque où est passé le glam nude&chic emblématique de la marque, mais une cape beige comme sortie des blés nous rappelle que c’est bien Chloé que le palais met à l’honneur. Ce mélange de pièces inconnues/connues est réalisé à merveille, et les coiffures des mannequins sont autant spectaculaires voire plus que les vêtements qu’ils portent.

Les installations surélevées, comme sur un piédestal, ne laissent pas toujours voir les détails des pièces et semblent avoir été imaginées exprès pour que les visiteurs se contorsionnent afin de prendre des photos(cf.robe blanche et verte 2012)
Aucun commentaire sur l’espace « interactif » de l’expo où écouteurs et écrans sont laissés à la disposition des visiteurs, car le site http://www.chloe.com/alphabet/fr/ nous propose de faire la même chose, bien au chaud à la maison (pour les curieux, allez faire un tour !)

En bref, même si on est content d’être venu pour voir ou revoir les pièces emblématiques de la marque comme la robe Violon de Karl Lagerfeld (printemps-été 1983), le tee-shirt Ananas de Stella McCartney (printemps-été 2001), le sac Paddington de Phoebe Philo (printemps-été 2005) et la cape et le short en cuir d’Hannah MacGibbon (automne-hiver 2009-2010), petite déception en fin de compte… surtout si on s’attend à une expo Yves Saint Laurent ou Marc Jacobs « bis »…
En sortant, on a davantage l’impression du « ça c’est fait » qu’une véritable célébration.
Heureusement, à deux salles de là, Fabrice Hyber et son 1m3 de beauté de rouge à lèvre YSL, convainc que non non, on n’a pas traversé Paris pour rien !

Z*

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