L’intemporelle élégance du style Tennis

Qui a dit que le sport et la mode ne faisaient pas bon ménage ?

Le Tennis est la preuve que ces deux univers savent s’accorder, et que le sport peut même être source d’inspiration. « Ah bon » me direz-vous ? C’est vrai que le côté repoussant de la transpiration et de la sueur d’un(e) sportif(ve), bien qu’affreusement sexy, ne rentre pas tout à fait avec le côté glamour, classe et sophistiqué qu’on attend de la Mode.

Pourtant, quand on regarde un match de Tennis, on comprend vite qu’une tenue appropriée est nécessaire pour les joueurs. Et c’est bien connu, qui dit vêtement, dit forcément Mode, non ?

René Lacoste, Jean Patou et Ted Tinling ont vu cette opportunité dans le Tennis et ont ainsi créé des collections spécialement faites pour les joueurs de Tennis.

Mais qui sont-ils ?

Tout d’abord René Lacoste. Ancien brillant Tennisman, c’est en 1926, qu’il conçoit, avec l’aide d’André Gillier, la chemise polo Lacoste au design révolutionnaire. Cette homme est à l’origine de l’élégance fonctionnelle.

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Ensuite Jean Patou. Ancien couturier français que l’on connaît surtout aujourd’hui pour ses parfums. Il fut longtemps reconnu comme étant un créateur novateur, et c’est sa compréhension des envies et besoins qui va mener Patou à percevoir dans le sport une opportunité de créer un équipement plus adapté. Il habille ainsi Suzanne Lenglen lors d’une de ses compétitions, avec la fameuse jupe plissée s’arrêtant aux genoux, un chandail sans manche et le bandeau dans les cheveux.

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Enfin Ted Tinling. Joueur de tennis, styliste, espion et écrivain britannique, il débute sa carrière en tant qu’arbitre personnel de Suzanne Lenglen. C’est après la guerre qu’il dessine ses premiers modèles pour le tennis. Son approche de la tenue sportive féminine est audacieuse et en rupture avec les canons de l’époque.

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Lorsqu’on regarde aujourd’hui la notoriété de Lacoste ou encore de Jean Patou, bien qu’aujourd’hui positionnés autrement que par le sport, on comprend que le rapprochement du Tennis et de la mode qu’ils ont fait a plutôt bien fonctionné. A leur époque, cette association venait briser les codes, et cela à marquer les esprits. Ils ont été les premiers à s’inspirer de ce sport, et aujourd’hui on compte de nombreux grands créateurs qui se sont emparés des codes du Tennis : Prada, Chanel, Jean Paul Gaultier et j’en passe.

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Pour continuer sur ce thème, on vous donne rendez-vous à l’exposition « Jeu, Set et Mode » au musée de la Fédération Française du Tennis, mais dépêchez-vous, elle prend fin en Mars, pas comme la Mode, qui elle est partout et existera toujours.

La Fabuleuse Histoire de nos copines les Chopines !

Indispensable touche de féminité pour certaines, accessoire de torture pour d’autres, les chaussures à talon n’ont pas toujours été si glamours c’est pourquoi DRESS CODE vous dit tout sur leur petite histoire !

Mesdames, messieurs, non ! La chaussure à talons n’est pas un accessoire datant de l’époque contemporaine  qui vient habiller les pieds des jolies demoiselles et apporter une petite touche sexy !

Aussi loin que l’on puisse remonter, cette petite merveille était déjà portée à l’époque de l’Egypte ancienne, mais pas par de jolies copies de Cléopâtre comme on pourrait se l’imaginer.
En effet, les bouchers avaient pour habitude de surélever leurs pieds grâce à cet accessoire afin de les protéger des bains de sang au sol. Pas très sexy !

Ce fut ensuite au tour des romains et des cavaliers mongols d’utiliser cet outil pour bien caler leur pieds dans les étriers lorsqu’ils montaient à cheval. Toujours pas très glamour…

chopineC’est à Venise au XVème siècle que le talon va prendre une dimension féminine et devenir une mode sous le nom de «  Chopines ». Ces sandales avaient pour vocation de garder les robes des courtisanes propres mais aussi et surtout elles préservaient les femmes des frivolités mal vues à cette époque telles que la danse. Eh oui, les chopines pouvaient atteindre une hauteur de 60cm ! Donc avec deux serviteurs à nos côtés pour éviter la chute du siècle difficile de se la jouer diva des podiums à la cour !

Mais c’est à Catherine de Médicis en 1533 que l’on doit la mode des chaussures à talons à la cour de France ; lorsqu’à l’occasion de son mariage avec Henri d’Orléans elle fit venir de Florence une paire de chopines à la forme similaire à celle que nous connaissons aujourd’hui.1

Attention ! Les hommes aussi ont suivi la tendance à la cour de Louis XIV ! En effet, pour se différencier du petit peuple, les nobles mais aussi et surtout notre cher
« Roi Soleil » (et sa petite taille) se perchaient sur des talons d’au moins 12 cm et 30 pour monsieur « Louis le Grand » qui devait rattraper son retard de croissance !

Malheureusement, messieurs les courageux se lassent vite des chopines qui ne cessent de s’embellir pour devenir exclusivement féminines à partir du règne de Louis XV et disparaître en faisant redescendre tout le monde au même niveau lors de La Révolution Française : confort oblige !

3232301281_1_14_yoarkcmvPas de paniques, nos petites copines reviennent au XIXème siècle en France et commencent même aux pieds des danseuses de French Cancan à éveiller les sens de la gente masculine grâce à une dimension plus sensuelle dans l’inconscient collectif de chacun. Contrairement à aujourd’hui, elles sont très mal vues à l’étranger et plus précisément aux Etats-Unis où on les imagine portées par des femmes de petite vertu et donc peu respectables à leurs yeux.

Après avoir accompagné la femme dans son émancipation durant l’époque contemporaine, après avoir vécu l’avènement du Cinéma aux pieds des jolies actrices des années 30 et après avoir permis aux femmes de sortir danser en toute coquetterie pour oublier les soucis de la guerre ; ces petites guerrières sont toujours à nos côtés !

Grace à un célèbre chausseur de chez Christian Dior du nom de Roger Vivier ces chaussures terminent parfois même nos « silhouettes d’un coup de crayon » sous la forme du talon aiguille pour en ravir plus d’un.img-755

Aujourd’hui aux pieds des demoiselles sous des formes plus différentes les unes que les autres ; en passant par les fameuses « Louboutin » (avec l’accent américain s’il-vous-plait), Jimmy Choo ou encore les Stecy de chez Steve Madden dont on raffole chez DRESS CODE, ces petites coquetteries ont fait pas mal de chemin et
elles ne sont pas prête de nous quitter !