La dernière fois que H&M s’était présenté sur un podium de fashion week, c’était en 2005 à New York. Cette fois, le géant suédois du prêt-à-porter présente sa collection automne-hiver 2013-2014 dans le prestigieux site du Musée Rodin à Paris dans un décor reconstituant un luxueux appartement. Parmi les 700 invités figuraient des actrices françaises, des it-girls de classe mondiale, mais également David Beckham, égérie de la ligne de sous-vêtements pour H&M. 25 silhouettes ont été présentées.
Démocratisation ou perte d’identité de la fashion week?
Pour des grandes maisons qui font partie de la tradition de la fashion week parisienne, l’entrée d’enseignes "low cost" et grande échelle comme H&M ou Etam peut constituer une dénaturation de l’événement. C’est un peu l’aristocratie contre le peuple, la haute couture contre le prêt-à-porter. Mais qu’a-t-on envie de voir à une fashion week? Veut-on rêver sur des pièces quasi uniques ou veut-on voir ce qui sera dans nos magasins l’an prochain? C’est la question de la hiérarchie dans le milieu de la mode qui se pose.
A travers ce défilé, H&M veut visiblement se donner une certaine crédibilité en prouvant qu’elle est capable, elle aussi de créer une collection plus de 6 mois avant qu’elle ne sorte, sans copier les grandes maisons. Et c’est mission réussie: une collection sobre mais efficace, avec des matières et des coupes intéressantes. Mais est-ce qu’une chaîne qui fait fabriquer ses collections par externalisation (H&M ne possède aucune fabrique) dans des usines où les conditions de travail sont douteuses peut acquérir une crédibilité sur la scène de la haute couture? A vous de juger…
Rendez-vous en septembre prochain pour voir ces créations dans vos rayons H&M.
CV












